Le-canard-en-Judée

Et si les journaux avaient existé au temps de Jésus ?

Imaginez, un journal au temps de Jésus racontant la multiplication des pains, le retour du fils de monsieur Prodigue, l’arrivée à Jérusalem de trois étrangers d’Orient ou encore le grand fiasco immobilier des maisons construites sur le sable et non sur le roc… ça serait à la fois super drôle et ça donnerait un sacré coup de fouet à l’Évangile, non ?

Eh bien, c’est ce qu’a imaginé un jeune journaliste plein de talent(s), Hugues Lefèvre, dans un livre Le Canard en Judée – La vérité sur « L’affaire Jésus » (éditions Qasar).

Un bouquin bourré d’humour et plein d’esprit – très Pearl, quoi ;-).

On vous en partage un petit bout (l’histoire des rois mages coffrés par erreur ^^) et on vous le recommande chaudement !

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Trois Orientaux arrêtés à la douane par erreur

C’est une bévue que la brigade des douanes de Judée n’est pas prêt d’oublier. Mardi soir, trois individus de type oriental se présentent au poste frontière. Très vite, les policiers sont interpellés par leur attitude étrange. « Je sais bien que l’habit ne fait pas le grand prêtre, mais là… Tous les trois avaient la tête dans les étoiles. On aurait juré qu’ils venaient de consommer du chanvre indien », raconte l’adjudant-chef. Commence alors l’interrogatoire.

Mais la barrière de la langue rend le dialogue impossible. « Nous : romage dourient », marmonnent les suspects dans leurs barbes. « On ne comprenait vraiment pas pourquoi ils voulaient du fromage d’Orient ! Cela semblait totalement déplacé », se dédouane le douanier. Lui et ses confrères soupçonnent alors les trois énergumènes de transporter des produits laitiers non déclarés. Ils décident de contrôler les marchandises. Là… stupeur !

De l’or, de l’encens, de la myrrhe dans des quantités tout à fait inhabituelles. « On était certains de démanteler un trafic et de faire la saisie du siècle », avoue l’officier. Les trois Orientaux sont immédiatement placés en garde à vue. « Ils n’arrêtaient pas de parler d’une étoile qu’ils suivaient, qu’ils étaient attendus chez «Bouthléoum» et qu’ils venaient pour «adourer roi». Bref, du charabia. ». À cet instant, les hommes de la police aux frontières ne se doutent pas une seconde qu’ils sont en train de commettre une énorme bourde diplomatique. Après avoir envoyé un rapport à leur hiérarchie, ils partent se coucher.

Au petit matin, c’est la douche froide ! L’adjudant-chef découvre un message incendiaire de sa direction. « Libérez immédiatement ces hommes ! Vous venez de coffrer les Rois Mages. Bande d’incapables ! » Le brigadier tombe des nues. « Comment aurais-je pu me rendre compte ? ! Ils étaient si candides, si simples. Jamais je n’aurais imaginé que de telles sommités pouvaient cheminer à la manière d’enfants ! Quand on est roi, on reste dans son palais. Ou bien, on se fait annoncer aux sons des trompettes ! Pourquoi tant d’humilité ? », s’interroge encore le brigadier qui s’attend à être sanctionné. « Quand nous les avons libérés, ils n’avaient pas du tout l’air furieux de la méprise », se défend le pauvre adjudant. « Au contraire ils étaient fous de joie et répétaient sans cesse : «Gronde Nouvelle !» Ils nous ont même remerciés pour l’hospitalité. » Pas sûr toutefois qu’ils choisissent de repasser par ce poste frontière à leur retour.


Pour trouver le bouquin, c’est par ici!

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