Avouez, avouez, c’est ce que vous pensez tout bas à l’approche du mercredi des Cendres 😉 Eh bien, on va vous démontrer que non, Carême n’est pas égale à tristesse, efforts insurmontables et privations, mais bien synonyme de joie, accélérateur de sainteté et liberté retrouvée ! Grâce à ce super texte de Christine Ponsard, une mère de famille qui avait l’art de voir juste dans nos états spirituels intérieurs…  :

« A quoi bon les résolutions jamais tenues et les grands élans de générosité qui retombent en moins d’une semaine ? Emportés par le tourbillon de la vie, nous arrivons à Pâques sans même nous en rendre compte et constatons, désolés : « Encore un Carême raté ! » ; tout en pensant que « le Carême, c’est bon quand ça s’arrête », comme s’il s’agissait de se serrer la ceinture pendant quelques semaines, pour mieux savourer la vie ensuite.

Le Carême ce n’est pas une épreuve à franchir

Le Carême ne se « rate » pas… pas plus qu’il ne se réussit. Ce n’est pas une épreuve à franchir pour avoir le droit d’être admis à partager l’allégresse de Pâques. Rappelons-nous bien que nous n’avons aucun droit à partager la résurrection de Jésus, et qu’en même temps, ce droit nous est acquis pour toujours : nous ne le méritons pas, mais Jésus l’a mérité pour nous, une fois pour toutes.

On peut considérer le Carême comme une montée vers Pâques, c’est vrai. Mais ce ne sont pas nos efforts qui vont nous faire grimper, c’est Jésus Lui-même, le but de nos efforts étant de Lui permettre d’agir en nous. « Je voudrais trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, écrivait sainte Thérèse de Lisieux, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. […] L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. »

Veux-tu recevoir le bonheur ?

La grande question que le Seigneur nous pose pendant le Carême, et qui nous est rappelée par les cendres, c’est : « Désires-tu être sauvé ? » Autrement dit : « Veux-Tu recevoir le bonheur que je t’offre ? » Si Jésus est venu nous sauver, ce n’est pas pour Lui, c’est pour nous ! Le Seigneur n’a pas besoin de nous pour être pleinement heureux : c’est nous qui avons besoin de Lui ; c’est nous qui ne pouvons être heureux que par Lui, avec Lui et en Lui.

Ne prends pas une face de Carême !

Tel est l’enjeu de notre conversion : ou nous retourner vers Dieu en acceptant d’être sauvés par Lui, ou périr loin de Lui ; ou nous désencombrer de ce qui en nous, fait obstacle à sa grâce, ou rester fermés à son œuvre de Salut. La triple invitation de Jésus : « Priez, jeûnez, faites l’aumône » a pour but de nous ouvrir à ce qu’Il veut nous donner.

Alors, concrètement, comment aborder ce Carême ? Comment le vivre ? En le considérant résolument comme une chance qui nous est offerte et non comme un sale moment à passer. Privons-nous joyeusement, non par masochisme, mais parce que ce jeûne nous aide à redécouvrir que Dieu seul peut nous combler. Jésus nous le dit : « Quand tu jeûnes parfume-toi la tête, c’est-à-dire : « Ne prends pas une face de Carême ! »

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