La prière

Des mots simples mais auxquels on ne pense pas forcément quand on fait sa prière : Merci, Pardon, S’il-te-plaît, je t’aime.

Après la lecture de cet article, vous n’oublierez pas dans votre prière, ces quatre mots simple du quotidien !

– Merci.

Toujours commencer par la louange. Remercier Dieu d’abord d’être là. Et d’être là comme un Père. Quand Jésus nous apprend à prier il dit : « Notre Père ». Remercier, c’est se mettre en présence de Dieu, se plonger dans la joie éternelle de la Trinité. Cette louange est en même temps adoration: se savoir tout petit devant Dieu, Le reconnaître comme l’Unique.

Expliquer aux enfants qu’il n’est pas nécessaire de dire beaucoup de choses : répéter « Merci », « Père » dans le silence, cela suffit. Ce n’est pas à force de mots que nous entrons en présence de Dieu: mais c’est Lui-même qui nous introduit au cœur de la Trinité. Après quelques secondes (ou minutes) de ce silence intérieur, l’enfant peut égrener tous les « mercis » qui viennent de ce qu’il reçoit à travers sa vie quotidienne.

– Pardon.

Demander pardon à Dieu c’est là encore, d’abord se mettre en présence de Dieu qui pardonne. Se savoir enveloppé de la tendresse miséricordieuse de Dieu exactement comme l’enfant prodigue de la parabole est dans les bras de son père. Nous pouvons donc suggérer à l’enfant de commencer par un moment de silence intérieur, comme pour se centrer (se « concentrer ») sur ce pardon que Dieu lui offre: comme le Père de l’enfant prodigue, c’est Dieu qui vient à sa rencontre et qui lui manifeste son amour, avant même qu’il n’ait commencé à exprimer sa demande de pardon. Après cette calme et silencieuse contemplation de la miséricorde de Dieu, l’enfant peut demander pardon pour tel ou tel péché précis.

Il est important d’apprendre à l’enfant que ce qui compte, ce n’est pas de dresser une liste la plus longue possible des péchés qu’il a éventuellement commis, comme le faisait ce petit garçon qui, au moment de se confesser, débitait scrupuleusement tous les points de l’examen de conscience qui figurait dans son missel, s’accusant sans sourciller de luxure ou d’ivrognerie, rassuré par cette énumération qu’il espérait exhaustive! Il est normal de ne pas se souvenir de tout. Plutôt que de s’accuser d’un grand nombre de péchés, quitte à en ajouter quelques-uns qui sont imaginaires, il vaut mieux demander pardon pour un ou deux péchés « majeurs »: ce que je ressens comme le plus important parce que je vois que c’est là que je me détourne le plus de Dieu.

– S’il te plaît.

Jésus nous apprend que Dieu sait ce dont nous avons besoin avant même que nous le lui demandions : « Ne vous inquiétez donc pas en disant: Qu’allons-nous manger ? Qu’allons nous boire ? De quoi nous allons-nous vêtir ? Ce sont là toutes choses dont les païens sont en quête. Or votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Matthieu 7, 31-33) Alors, que demander et faut-il demander puisque Dieu sait ce dont nous avons besoin ? Rappelons-nous le « Notre Père », la Prière d’entre les prières : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. » « Notre pain », c’est-à-dire tout ce dont nous avons besoin pour vivre chaque jour : nourriture, logement, travail, etc.

Demander à Dieu quelque chose, c’est avant tout reconnaître que tout, absolument tout, nous vient de Lui. Les grâces les plus spirituelles comme les biens les plus matériels. « Tout est grâce » : tout est cadeau de Dieu, don gratuit de son amour. Dire « s’il te plaît », c’est se tenir les mains ouvertes devant Dieu comme un mendiant ou comme un tout petit enfant qui attend tout de ses parents. C’est pourquoi Jésus nous dit aussi: « Demandez et l’on vous donnera. » (Matthieu 7, 7). Il n’y a pas de bonnes choses à demander à Dieu et d’autres qu’il ne serait pas convenable de réclamer: il ne faut pas « censurer » les demandes des enfants. Dieu s’intéresse à tout ce qui fait notre vie et tout ce que nous recevons, directement ou indirectement, nous le recevons de Sa main.

La prière de demande peut donc porter sur tout: du désir le plus matériel à la soif la plus profonde. Ce qui compte, ce n’est pas ce que nous demandons (qui peut-être une bonne note à l’école, ou une guérison, une fête de famille réussie, ou une conversion); ce qui compte, c’est la manière dont nous le demandons: non comme un dû mais comme une grâce. Dans la Foi, c’est-à-dire dans la confiance, avec la certitude d’être exaucé, pas toujours comme nous l’avons demandé mais par delà ce que nous avons demandé. Dieu sait nos désirs profonds et ce sont eux qu’Il comble, au delà de tout ce que nous pouvons espérer. La prière de demande est importante parce quelle nous remet sans cesse dans les mains de Dieu de qui nous recevons tout et sans qui nous ne sommes rien.

– Je T’aime.

La prière débute par la louange et revient à la louange : dire à Dieu « je T’aime », c’est d’abord accueillir Son amour, se laisser prendre par Lui. Aimer Dieu, c’est Lui « rendre » l’amour qui vient de Lui, plus exactement, c’est accepter d’entrer dans la vie d’amour de la Sainte Trinité. Dieu est amour et de Lui vient tout amour. Dire à Dieu « je T’aime » c’est Lui signifier notre soif de vivre de Son amour, dans Son amour. Il n’y a pas à faire de grandes phrases ni à chercher des formules splendides pour dire à Dieu que nous L’aimons. Il n’y a qu’à se taire intérieurement pour Le rencontrer dans le silence. Et, après avoir prié, vivre concrètement cet amour en aimant les autres car le commandement de l’amour de Dieu et celui du prochain ne sont qu’un seul et même commandement.

 

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